Le second c'était l'avant dernier jour du concours. Ce jour, j'ai remarqué combien il était timide et sentimental, et que j'étais sous son charme !
L'été s'est écoulé ainsi tout en gardant le contact. Le 8 septembre, un samedi, j'ai vécu un soir que je ne revivrais peut être plus jamais. Sur la plage, tous les deux, un ciel, des étoiles... et beaucoup d'amours. Mais je pleurais... Je pensais au lendemain, le dernier jour des vacances, la fac, le monde !
On s'est revu que peu de fois après l'été. On s'appelait une fois par mois ou presque. Le temps passait.
Je me doutais de plusieurs choses; de sa fidélité, de ma fidélité, de la sincérité de notre engagement et de tous les mots que nous nous sommes dits. Mais j'étais sûr d'une seule chose, c'est qu'il est l'homme de ma vie ! Je ne pourrais me sentir moi-même tant qu'il est loin de moi, après lui la vie perd son goût ! La distance et le temps perdu nourrissaient mon obsession. Je pense à lui tout le temps, et lorsque je regarde ses photos je pleure. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour arriver jusqu'ici ? Beaucoup de chagrin, des rêves, un paradis que je voyais avant de dormir, un cauchemar en se réveillant. Mon Dieu, comment je vais contrôler toute cette peine, ces sentiments ! J'essaie de l'oublier mais je n'arrive pas. Ma confiance en lui est absolue. Il me raconte tout même s'il sait que ça va me blesser profondément mais il préfère la sincérité. Il me connait, ma naïveté est mon plus grand défaut et avec lui j'oublie tous mes défauts. Il m'aimait pour ça, je le sens, il me le dit. Il est parfait mais il est temps de changer m'a-t-on dit ! Et pourquoi donc ? Parfois je me dis qu'il est peut-être la chose qui me laisse dormir tranquillement le soir, me lever avec mes rêves encore en tête, me sentir bien quand je suis seul, quand je travaille ou je me sens fatigué. Cet amour anesthésique s'est emparé de mon cœur et je serais mort sans lui. Alors laisser moi me nourrir de mes souvenirs, c'est mon unique thérapie !
















