Chaud, le son de ton salut, vibrant, ainsi, lumière...couleur de tes paroles. Un cauchemar de bonheur, illusion réelle et espoir enterré. Moment de magie et de solitude, instant d’or et de peine, mon corps frissonnant et mon cœur altéré.
Pourquoi toute cette histoire ? Pour un simple humain ? J’ai à peine senti mon vide se remplir et te voilà, sorti de nulle part, débouchant mes veines et me rappelant à chaque fois que tu es le seul à pourvoir me rendre la vie.
Tu as su garder un calme et un sourire devant l’instinct de mes intensions. Quel charme obstiné ; humeur du jour à la lueur acharnée tu me fais ! Tu me pousses à vivre dans mon inconscience, ne voyant que ton visage pur à mes côtés m’arrosant de souffrance. Je déguste ton parfum… saveur limpide. Je passe, discrètement, ma main sur la soie de ta couronne, tu me regardes et tu me souris, et moi je ne sens plus mon cœur… victime d’un moment de plaisir !



3 commentaires:
Bonjour petit inconnu. C'est encore un beau texte que tu as écrit là. J'ai pensé qu'il était en quelque sorte la suite du texte précédent, la concrétisation de cette volonté que tu avais de révéler tes sentiments.
Ce qui m'a frappé, au delà de la beauté et de l'émotion que dégagent tes mots, c'est ce mélange incessant d'éléments positifs et négatifs, à travers des mots presque antagonistes qui se heurtent, se répondent et se conjuguent les uns aux autres. C'est une façon très juste de montrer de ce que tu as ressenti, cette sorte de balancement incessant d'une chose à son contraire. C'est quelque chose que j'ai en moi aussi et j'écris souvent aussi dans ce style ; j'ai repensé notamment à des textes ou poèmes écrits sur mon blog ainsi qu’aux commentaires rédigés dans les discussions qui suivaient et qui parlent de cet état : http://roumientrelafranceetlatunisie.hautetfort.com/
archive/2006/10/30/un-automne-poetique.html ; http://roumientrelafranceetlatunisie.hautetfort.com/
archive/2006/11/20/la-boite-noire-de-mon-ame.html ; http://roumientrelafranceetlatunisie.hautetfort.com/
archive/2006/06/16/roumi-le-poete.html.
En même temps, vu la façon dont tu as écrit ce texte, vu son titre aussi, j'ai senti malgré tout ce qui peut te chagriner dans cette circonstance, que tu avais essayé d'en tirer quand même ce qu'il y a de positif, que tu avais su voir ce qu'il y avait d'appréciable au delà de ce qui était triste. Tu as ainsi agi avec sagesse, sachant prendre ce qu’il y a de bon dans chaque situation et t’en imprégner afin de profiter de l’instant présent puis du souvenir que cela procure.
J'ai vécu il y a peu ce « cauchemar de bonheur ». Je me trouvais face à la femme la meilleure (surtout celle que je connais le mieux) que j'ai rencontrée jusqu'à présent.
Elle était avec moi pendant de longues heures et je ne pouvais m'empêcher d'éprouver comme tu l'as si bien exprimé dans ton beau texte des sentiments contradictoires entre « illusion réelle et espoir enterré » ; l’ayant face à moi, je n’arrivais pas à admettre l’idée de me résigner pour une chose qui est pourtant manifestement impossible. La journée était étrange, terriblement belle et merveilleusement triste... à moins que ce ne soit l’inverse ! :) Je me noyais dans une forme d’humour un peu noir qui l’a fait beaucoup rire sans qu’elle comprenne la véritable signification de cet humour, sans qu’elle comprenne que je la désirais du regard, que mon corps voulait la dévorer, que je voulais brûler mes ailes d’ange avec le feu de ses baisers et les braises de ses yeux ! Sa voix et son rire pénétraient mon âme au plus profond ; sa douceur et son attention envahissaient mon cœur d’une foi non pas soudaine et irraisonnée mais, au contraire, sereine et réfléchie. Face à ce dilemme, j'ai préféré ne rien dire de mes sentiments et laisser les choses comme elles sont ; quelques uns de ses mots m’ont condamné à me consumer en silence telle une bougie fébrile et ainsi j’étais bouleversé de ressentir en moi cette phrase si juste qui est de toi : «Tu me pousses à vivre dans mon inconscience, ne voyant que ton visage pur à mes côtés m’arrosant de souffrance. » C’est cela en effet que je vis aussi car j’ai finalement préféré garder cela pour moi, quittes à en parler à des amis, soit en les voyant soit par mail, pour me libérer de ce poids ultérieurement.
En même temps, je ne peux pas dire que je sois désespéré. J’ai une sorte de mélancolie mais je sais bien que je n’ai pas perdu l’essentiel. Mon amour pour elle et l’amour qu’elle me porte n’est peut-être pas exactement à l’image de mes espoirs les plus secrets mais j’ai déjà beaucoup de chance. J’aimerais tant aller au-delà mais c’est une impasse. A l’issue de cette rencontre et durant plusieurs jours ensuite, j'ai ressenti le grand vide de la solitude, une forme de désespoir pas très fort mais tenace où je me voyais dans une sorte de situation sans issue.
J’étais très ému en lisant ce passage où tu écris « J’ai à peine senti mon vide se remplir et te voilà, sorti de nulle part, débouchant mes veines et me rappelant à chaque fois que tu es le seul à pourvoir me rendre la vie. » J’ai à peine eu le temps de rêver que l’impossible devenait possible, que l’on pourrait repousser certaines barrières, et déjà j’étais ramené à la réalité, ne cessant pourtant pas de pouvoir chaque jour un peu plus apprécier, admirer et vénérer ses qualités. Plus je faisais ce constat et plus le vide que j’avais moi-même comblé menaçait de se vider ; il en restera bien toujours quelque chose mais ce sera comme le verre : à moitié plein… et à moitié vide.
J’ai été un peu perturbé au point de ne plus avoir le goût pendant quelques jours de parler à cette femme, ne sachant que lui dire. Maintenant cela va mieux heureusement. En tout cas, je comprends ce que tu peux ressentir dans ce moment de vérité où l’on se sent à la fois si proche et si éloigné de l’être aimé, comme un miroir fêlé qui menace de se briser à la moindre vibration ou faux mouvement.
Je pensais beaucoup à toi et à ce que tu ressentais et j’ai pensé à un beau texte d’un des plus merveilleux poètes (celui auquel j’ai emprunté mon nom !) qui aborde ce thème de l’amour complexe. J’aime ce poème parce que chacun peut y comprendre ce qu’il veut, parce qu’on peut y retrouver cette ambiguïté de l’amour-amitié et parce que je pense qu’il te donnera de l’espoir pour l’avenir et pour la conservation de cet être cher à ton cœur ; quelque soit la façon dont tu pourras lui manifester tes sentiments, il sera un trésor pour toi et tu en seras un pour lui.
Ne perds pas ton courage
Si l’ami te renvoie
Il te renvoie ce jour,
Demain il te rappelle.
S’il te ferme la porte
Ne pars pas, sois patient,
Car, après ta patience
Il t’asseoit sur le trône.
S’il paraît te fermer
Tous chemins et passages,
Il t’ouvre le chemin secret,
Que tous les autres ont ignoré.
[Jalal al din Roumi]
encore une preuve de sensibilité de ta part, je suis très impressionné par ton style aussi , mais j'aimerai avant m'excuser pour ma réponse tardive (j'étais pris par les examens dsl).
L'inspiration du moment c'est elle qui me pousse à écrire, parfois je ne reconnais même pas ma propre écriture lorsque je relis mon blog, c'est étrange mais ça fait plaisir de savoir qu'on a réussi à dégager des instants durs sur papier (bon, ici c'est sur écran lol). merci encore pour le soin que tu prends pour écrire un commentaire, c'est vraiment touchant, ciao
@a... : je ne veux pas écrire asthenia ; cela me fait trop penser à asthénique et j'espère bien que tu ne l'es pas !
Il m'est arrivé un truc étrange. J'ai voulu répondre à ton commentaire. J'ai écrit un long message... j'ai validé... et mon commentaire a disparu dans les oubliettes de la blogosphère... je n'ai plus qu'à recommencer alors, espérant que cette seconde version ne sera pas trop mauvaise par rapport à la précédente. :)
Donc je te disais que ce n'était pas grave pour la réponse tardive et qu'il valait mieux penser en premier aux examens... et les réussir surtout ! :)
Ensuite je revenais sur ce que tu as écrit dans ton commentaire, quand tu dis que parfois tu es surpris rétrospectivement par tes propres écrits.
C'est sur cela que je voulais insister car ce sentiment que tu as me semble très naturel et je le partage.
Quand on a le désir d'écrire quelque chose à propos de soi, c'est comme si une personne sortait de notre corps et nous regardait. Ecrire sur soi c'est se regarder et essayer de se décrire... de se comprendre aussi. C'est quelque chose de très fort... de très éprouvant aussi parfois... c'est quelque chose en tout cas d'indispensable si l'on veut bien se connaitre et ainsi vivre pleinement sa vie, en étant conscient de ses faits et gestes, en pouvant anticiper certaines réactions, en pouvant agir de manière plus efficace en harmonie avec ce que l'on est.
Ecrire c'est donc en partie prendre ses distances avec soi-même pour parvenir à une meilleure connaissance de son être.
Ensuite, quand on lit et relit ses propres écrits, c'est comme si une personne sortait de nous pour le faire, une personne différente de nous et également différente de celle qui a écrit ! :) Le lecteur qui est en nous est encore un peu plus éloigné de nous que l'était celui qui a écrit... progressivement on s'éloigne et on se détache un peu plus de soi... on prend du recul. Quand on lit ce qu'on écrit, on ne ressent pas forcément les choses comme au moment où on les a écrites car on n'est plus tout à fait dans la même situation, plus tout à fait sous le coup des mêmes émotions. Le texte représente une traduction figée de notre pensée à un instant donné alors que notre esprit continue d'évoluer et de porter un regard chaque jour différent sur la vie. Ainsi celui qui lit n'est plus celui qui a écrit et encore moins celui a vécu les choses qui sont retranscrites. Cela explique parfois notre surprise à la lecture de nos propres écrits. Cela traduit notamment notre faculté à digérer le passé et particulièrement les moments douloureux de l'existence ; après le tourment d'une épreuve vient le temps de son analyse par l'écriture puis de son apaisement par la lecture.
Ce qui est touchant c'est qu'on peut toujours ressentir une émotion très vive en se relisant ; cela m'arrive souvent d'être saisi d'émotion et parfois même de pleurer devant l'intensité de ce que j'ai écrit... parfois cette intensité vient du fait que je vis en moi ce récit... normal vu que j'ai vécu ce que je raconte... mais parfois j'ai carrément l'impression que c'est un autre que moi qui a écrit mes propres oeuvres ! Ce sont des phénomènes étonnants qui sont liés à la faculté de l'esprit d'évoluer, de construire et reconstruire, d'oublier ou de se souvenir, ... c'est la richesse de notre cerveau !
Voilà je pense avoir dit les mêmes choses à peu près que dans mon commentaire perdu. Peut être que je l'ai dit d'une meilleure manière cette fois-ci, ce qui m'ôte le regret d'avoir écrit un commentaire pour rien ! Il faut savoir se consoler comme on peut ! :)
Je voudrais aussi te remercier pour le soin avec lequel tu écris tes notes et te remercier pour tes réponses touchantes.
Porte-toi bien et prend bien soin de toi.
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